RDC : la CNDH accusée de trahir sa mission en légitimant les arrestations arbitraires 

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) fait face à de vives critiques du Cadre de concertation des forces politiques et sociales.

Dans un communiqué publié le 22 janvier 2026 à Kinshasa, cette plateforme dénonce une « dérive institutionnelle » et accuse l’organe dirigé par Paul Nsapu de s’aligner sur le pouvoir en place au détriment de sa mission de protection des libertés publiques.

Le Cadre de concertation reproche notamment à la CNDH de justifier les actions des services de sécurité en invoquant le contexte de « guerre hybride », une rhétorique jugée dangereuse car assimilant, selon lui, l’opposition politique à une menace pour la Nation.

« La défense de l’intégrité territoriale ne peut servir de prétexte à la criminalisation des opinions divergentes », affirme son coordonnateur, Michel Mwika Banza.

Au-delà du discours, l’organisation fustige le silence et l’inaction de la CNDH face à la multiplication des arrestations arbitraires.

En se contentant de « prendre acte » des faits sans dénoncer clairement les violations, la Commission s’éloignerait des Principes de Paris qui fondent l’indépendance des institutions nationales des droits de l’homme.

Face à cette situation, le Cadre de concertation annonce la dénonciation formelle de la dérive de la CNDH, exige la libération immédiate des détenus politiques et prévoit de saisir les mécanismes africains et onusiens des droits de l’homme.

Loule Kitoko 

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