« Les violences ne s’effacent pas par des déclarations » : Mike Isem répond à Kabuya

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La controverse autour des événements survenus lors du sit-in de l’opposition du 12 juin à Kinshasa continue d’alimenter le débat politique. Cette fois, c’est Mike Isem, secrétaire national de l’ECiDé, le parti de Martin Fayulu, qui est monté au créneau pour répondre aux récentes déclarations d’Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS.

Lors d’une intervention médiatique, Augustin Kabuya avait affirmé que les violences dénoncées par l’opposition relevaient d’une mise en scène. Selon lui, certains manifestants se seraient concertés pour porter des chemises blanches avant de se lancer des tomates afin de simuler des blessures et accréditer la thèse d’une répression violente lors de la dispersion du rassemblement.

Des propos qui ont provoqué l’indignation de Mike Isem. Dans une réaction publiée sur les réseaux sociaux, le cadre de l’ECiDé a rejeté catégoriquement cette version des faits, estimant que les violences observées lors du sit-in ne peuvent être effacées ou minimisées par de simples déclarations politiques.

« Les violences ne s’effacent pas par des déclarations », a-t-il lancé, dénonçant ce qu’il considère comme une tentative de réécriture des événements survenus dans la capitale.

Pour Mike Isem, les propos d’Augustin Kabuya soulèvent davantage de questions qu’ils n’apportent de réponses. L’opposant estime que toute la lumière doit être faite sur les circonstances qui ont entouré la dispersion du sit-in et sur les responsabilités éventuelles des différents acteurs impliqués.

Le secrétaire national de l’ECiDé est également revenu sur les déclarations passées du patron de l’UDPS concernant la révision de la Constitution. Il rappelle notamment qu’Augustin Kabuya avait présenté cette question comme une affaire de « vie ou de mort », des propos que l’opposition continue de critiquer dans le contexte actuel marqué par de fortes tensions politiques.

Alors que les versions des faits divergent profondément entre la majorité présidentielle et l’opposition, les incidents du 12 juin demeurent au cœur de l’actualité politique congolaise. Chaque camp campe sur ses positions, tandis que les appels à une enquête indépendante se multiplient afin d’établir les responsabilités et d’éviter que la crise ne s’envenime davantage.

Cette nouvelle passe d’armes entre l’UDPS et l’ECiDé illustre une fois de plus la polarisation croissante de la scène politique congolaise, à quelques mois d’échéances politiques qui s’annoncent déjà particulièrement sensibles.

Josue Lelo

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