La Coalition des Patriotes pour la Défense des Institutions (CP64 alinéa 2) est montée au créneau après les violences enregistrées le 12 juin à Kinshasa lors du sit-in organisé par la Coalition Article 64 contre la révision constitutionnelle.
Dans un communiqué de presse, cette structure dit avoir suivi avec attention les événements qui ont émaillé cette mobilisation et qui ont fait plusieurs blessés parmi les militants. Elle condamne la répression observée lors de cette journée, tout en pointant également la responsabilité des leaders de la Coalition Article 64 qu’elle accuse d’avoir refusé de collaborer avec les autorités de la ville de Kinshasa concernant la délocalisation de la manifestation vers le terrain Assossa.
Selon la CP64 alinéa 2, cette mesure visait notamment à préserver l’inviolabilité du siège du Parlement et à éviter toute perturbation de la séance plénière prévue le même jour à l’Assemblée nationale.
La coalition affirme condamner toutes les formes de violence, quelle qu’en soit l’origine, ainsi que l’usage disproportionné de la force. Elle dénonce également des atteintes à l’intégrité physique des citoyens, évoquant l’utilisation de machettes et de cocktails Molotov.
Dans son communiqué, la plateforme rappelle que les libertés publiques, notamment le droit de manifester pacifiquement, sont garanties par la Constitution.
Mais le ton devient plus virulent lorsqu’elle évoque le contexte sécuritaire du pays. La CP64 alinéa 2 estime que la RDC, déjà confrontée à la guerre dans l’Est, ne peut se permettre de nouvelles violences à Kinshasa. Elle accuse certains acteurs politiques de vouloir « transformer la ville-province de Kinshasa en une boucherie humaine », établissant un parallèle avec les atrocités commises dans les zones sous occupation de l’AFC-M23.
La structure dirigée par Aaron Mukula Bellepal Isem réaffirme enfin son engagement en faveur de la défense des institutions de la République et appelle au renforcement de la cohésion nationale face aux défis auxquels le pays est confronté.






