Les réactions internationales continuent d’affluer au lendemain des manifestations de l’opposition organisées à Kinshasa et marquées par des violences ayant causé des pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels. Dans un message publié ce samedi 13 juin sur son compte X, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a exprimé son inquiétude face aux événements survenus dans la capitale congolaise.
Le chef de la diplomatie belge a qualifié les troubles enregistrés à Kinshasa d’« interpellants », dénonçant à la fois les débordements violents, l’usage excessif de la force ayant potentiellement entraîné des pertes en vies humaines, ainsi que les actes de vandalisme visant des sièges de partis politiques.
Pour Maxime Prévot, ces comportements sont incompatibles avec les principes démocratiques. Il a rappelé que la liberté de manifester pacifiquement son opposition constitue un droit fondamental qui doit s’exercer dans le respect des lois de la République.
Le ministre belge a également salué l’annonce d’une enquête par les autorités congolaises afin d’établir les circonstances exactes des incidents. Il a exprimé l’espoir que cette démarche permette de faire toute la lumière sur le déroulement des événements et d’identifier les responsabilités des auteurs des violences, quelle que soit leur origine.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques en République démocratique du Congo, après les affrontements enregistrés lors des manifestations de l’opposition à Kinshasa. Plusieurs acteurs nationaux et internationaux appellent désormais à l’apaisement, au respect des libertés publiques et à la recherche de la vérité sur les incidents qui ont émaillé cette journée de mobilisation.
Alors que les enquêtes annoncées devraient débuter dans les prochains jours, l’attention reste focalisée sur les conclusions qui permettront d’établir les responsabilités et de prévenir de nouveaux épisodes de violence dans la capitale congolaise.
Loule Kitoko






