Violences faites aux femmes : le verdict Balanganayi ravive l’exigence de dénonciation et de justice

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À Kinshasa, le jugement prononcé dans l’affaire impliquant le médecin David Balanganayi continue de susciter de vives réactions parmi les acteurs engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre. Déclaré coupable de coups et blessures simples, le prévenu a écopé d’une peine de deux mois de servitude pénale, assortie d’un sursis d’une année.

Dans la foulée de cette décision, l’Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et petite fille a intensifié son plaidoyer en direction des victimes. Elle les encourage vivement à signaler les cas de violences auprès des structures spécialisées ou des services de police, afin de briser le cycle de l’impunité.

Implantée dans l’ensemble des 24 communes de la capitale, cette structure met en œuvre une prise en charge holistique des survivantes, combinant assistance médicale, soutien psychologique, accompagnement juridique et suivi social. Une approche intégrée qui vise à répondre efficacement aux multiples besoins des victimes.

Dans ce dossier, l’AVIFEM s’est distinguée par son appui à la victime, Dorcas, qu’elle a accompagnée tout au long du processus judiciaire. Une implication qui illustre le rôle crucial des organisations de la société civile dans l’accès à la justice pour les survivantes.

Réagissant au verdict, la Directrice provinciale de l’AVIFEM, Matshingi Sheshi Mathy, a lancé un appel fort à l’endroit des femmes victimes de violences. « J’appelle toutes les femmes victimes de violences à dénoncer sans crainte. Le silence protège les bourreaux, tandis que la dénonciation ouvre la voie à la justice et à la réparation », a-t-elle affirmé.

Les organisations engagées dans ce combat rappellent que seule une mobilisation collective impliquant pouvoirs publics, structures d’accompagnement et communautés permettra de freiner durablement ce fléau.

Au-delà du cas Balanganayi, cette affaire remet au centre du débat la nécessité de libérer la parole et de renforcer les mécanismes de protection, avec un message clair : dénoncer est le premier pas vers la justice et la dignité.

Loule Kitoko

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