Des mouvements citoyens et groupes de pression basés à Butembo, dans le Nord-Kivu, ont exprimé leur opposition ferme à toute tentative de modification de la Constitution en vue d’un éventuel troisième mandat présidentiel, appelant la population congolaise à s’y opposer. Cette réaction fait suite aux récentes déclarations du Président de la République, Félix Tshisekedi, qui a évoqué la possibilité de recourir à un référendum si le peuple venait à souhaiter un troisième mandat.
Dans un communiqué conjoint, plusieurs structures citoyennes et groupes de pression de Butembo, notamment la lutte pour le changement (LUCHA), le Parlement Debout de Furu (PDF), RAIYA ANA SIMAMA, Filimbi, Génération Z (Gen Z) et Citizen Act (CA), dénoncent ce qu’ils qualifient de tentative de dérive politique et de remise en cause des acquis démocratiques.
Selon ces organisations, le débat autour d’un éventuel troisième mandat s’inscrirait dans une logique de manœuvres politiques liées à un projet de révision constitutionnelle. Elles pointent notamment les propos du Chef de l’État selon lesquels « si le peuple veut un troisième mandat, il l’acceptera », qu’elles interprètent comme une ouverture vers une consultation référendaire sur la Constitution.
Dans leur déclaration, les mouvements citoyens estiment que cette orientation constitue une menace pour l’alternance démocratique, rappelant les efforts et sacrifices consentis pour son acquisition. Ils affirment que le chef de l’État serait davantage préoccupé par des « appétits politiques » autour d’un éventuel troisième mandat, porté par ses partisans au sein de sa famille politique.
Face à cette situation, la synergie des mouvements citoyens appelle la population congolaise à s’opposer à ce projet qu’elle qualifie de « machiavélique », estimant qu’il met en péril les fondements démocratiques du pays.
Ariel Katenda







