Des révélations jugées majeures ont été faites lors du Forum Médias RDC–Chine, relançant le débat sur la gestion des ressources naturelles en République démocratique du Congo. Intervenant au cours des échanges, Jules Alingete, ex-Inspecteur général des finances, a mis en lumière des éléments troublants liés à la revisitation du contrat Sicomines.
Selon lui, l’examen de cet accord en 2024 a permis de découvrir qu’un montant de 560 millions de dollars avait été mobilisé pour financer la construction du barrage hydroélectrique de Busanga, situé dans la province du Lualaba. Ce projet énergétique, d’une capacité de production de 200 mégawatts, génère aujourd’hui des revenus annuels estimés à près de 200 millions de dollars.
Cependant, la structure de gestion de ce barrage suscite des interrogations. D’après Jules Alingete, l’infrastructure avait été constituée en société autonome, avec pour principaux associés des entreprises chinoises et une société congolaise dénommée Congo Management. Cette dernière serait liée à l’ancien président Joseph Kabila, une situation qui, selon les révélations, aurait conduit à l’exclusion de l’État congolais de la répartition initiale des parts.
Face à ces irrégularités présumées, un réajustement est intervenu à travers l’avenant 5 signé en 2024. Ce nouvel accord a permis à la RDC de récupérer 40 % des parts dans la société exploitant le barrage, tandis que les partenaires chinois ont conservé les 60 % restants.
Ces révélations ravivent les critiques sur la gouvernance des contrats miniers et énergétiques conclus dans le passé, tout en relançant les appels à plus de transparence dans la gestion des ressources stratégiques du pays.
Loule Kitoko







