Emery Okundji a exprimé, vendredi 8 mai, sa vive inquiétude face à ce qu’il qualifie de tentatives de modification de l’ordre constitutionnel en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration au ton ferme, l’ancien ministre a dénoncé « des péripéties » visant, selon lui, à distraire l’opinion publique nationale et internationale dans le but de préparer un changement du cadre constitutionnel.
« Il y a des larmes qui coulent abondamment dans mes yeux », a-t-il déclaré, regrettant ce qu’il considère comme une absence d’hommes d’État capables de respecter les normes et les principes qui régissent la République démocratique du Congo.
Emery Okundji a averti que toute initiative visant à modifier unilatéralement le « pacte républicain » constituerait un affront que « aucun Congolais digne ne saurait tolérer ». L’opposant a également insisté sur le respect strict des délais constitutionnels, affirmant qu’« aucun prétexte ne peut autoriser à qui que ce soit de s’éterniser au pouvoir ».
Au cours de sa déclaration, il a dénoncé plusieurs dérives qu’il attribue à la gouvernance actuelle, notamment des « violations intentionnelles et répétitives de la Constitution », des détournements de fonds publics, des violations des droits humains, ainsi qu’un climat d’impunité.
L’ancien ministre a, par ailleurs, réaffirmé son opposition à tout maintien au pouvoir au-delà de 2028. Se référant à l’article 64 de la Constitution congolaise, il a rappelé que les citoyens ont le devoir de s’opposer à toute prise ou exercice du pouvoir contraire aux dispositions constitutionnelles.
Caroline kaja







