Après une journée marquée par de fortes perturbations dans la circulation, les transporteurs de Kinshasa ont décidé de lever leur mouvement de grève. Cette décision intervient à l’issue d’une rencontre entre le ministre des Transports, Jésus-Noël Sheke, et les représentants des associations de chauffeurs.
Au terme des discussions, plusieurs mesures ont été convenues afin de répondre aux préoccupations des conducteurs de taxis, taxis-bus et autres moyens de transport en commun. Parmi les principales décisions figure notamment la reprise immédiate des activités de transport à travers la capitale.
Les parties ont également insisté sur la nécessité de mettre fin à l’utilisation abusive des « Mbasu » sur la chaussée, souvent dénoncée par les chauffeurs comme une source de tracasseries. Un moratoire a par ailleurs été annoncé concernant le contrôle de l’état des véhicules.
Dans le même cadre, le ministre a promis la signature prochaine d’une circulaire destinée à clarifier les responsabilités des différents services impliqués dans les opérations de régulation du transport urbain. La question des véhicules de livraison, qu’il s’agisse de petit ou de grand tonnage, devrait également faire l’objet d’éclaircissements.
S’exprimant à l’issue de cette rencontre, le président de l’ASBL Mopila, Éric Manianga, a appelé les conducteurs à reprendre leurs activités.
« Nous demandons aux conducteurs de reprendre leur travail », a-t-il déclaré, précisant que les échanges avec les autorités vont se poursuivre.
Le responsable associatif a également annoncé une prochaine réunion avec le gouverneur de la ville afin de consolider les engagements pris. Toutefois, il prévient que les transporteurs pourraient reprendre leur mouvement si les mesures annoncées ne sont pas appliquées.
« Si rien de ce qui a été convenu n’est réalisé, nous donnerons un nouveau mot d’ordre aux conducteurs », a-t-il averti.
Cette reprise progressive des transports devrait permettre de soulager les milliers d’usagers qui ont été durement affectés par la paralysie du secteur dans plusieurs communes de la capitale.
Loule Kitoko






