Le processus de réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape. Le Secrétariat de l’Union sacrée de la Nation a officiellement lancé un appel à contributions à l’endroit de l’ensemble des forces vives du pays, marquant ainsi le début d’une séquence politique qui s’annonce déterminante.
Dans un communiqué rendu public, la plateforme politique invite les citoyens, les organisations de la société civile, les experts ainsi que les membres de la diaspora à soumettre leurs propositions relatives à une éventuelle révision de la Constitution.
La date limite est fixée au mercredi 20 mai 2026, un délai qui vise à permettre une large participation nationale et inclusive.
Cette initiative traduit la volonté affichée des autorités de recueillir des avis diversifiés sur les réformes institutionnelles envisagées. Elle intervient dans un contexte où la question constitutionnelle suscite déjà un vif débat au sein de l’opinion publique, entre partisans d’une adaptation des institutions et défenseurs du statu quo.
À l’issue de cette phase consultative, une commission technique sera mise en place. Celle-ci aura pour mission d’examiner, de trier et de synthétiser l’ensemble des contributions reçues, afin d’en dégager les grandes orientations.
Le rapport final sera ensuite transmis au président de la République, Félix Tshisekedi, qui devra en assurer le suivi politique.
Pour les initiateurs de cette démarche, il s’agit d’un exercice de participation citoyenne destiné à renforcer la légitimité des réformes à venir.
Alors que les lignes commencent à bouger, cette consultation pourrait bien redéfinir les équilibres institutionnels du pays et ouvrir un nouveau chapitre dans la gouvernance de la République démocratique du Congo.
Josue Lelo







