RDC : Human Rights Watch réclame une enquête indépendante après les violences lors du sit-in de l’opposition à Kinshasa

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L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch a vivement réagi aux violences survenues ce jeudi à Kinshasa lors du sit-in organisé par l’opposition contre un éventuel projet de révision constitutionnelle.

Selon l’organisation, plusieurs personnes ont été blessées au cours des affrontements ayant opposé des manifestants aux forces de sécurité ainsi qu’à des militants pro-pouvoir communément appelés « Forces du Progrès ». Parmi les blessés figureraient notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga.

Human Rights Watch affirme également que Martin Fayulu et d’autres responsables de l’opposition se seraient retrouvés bloqués au siège du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) alors qu’ils étaient blessés, tandis que des militants des Forces du Progrès tentaient d’attaquer le bâtiment. L’organisation souligne que la police présente sur les lieux n’aurait pas empêché ces violences.

Pour Human Rights Watch, ces incidents constituent les violences les plus graves contre l’opposition politique depuis le début des discussions actuelles sur la révision constitutionnelle. L’organisation rappelle que les droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique doivent être garantis à tous les citoyens, quelles que soient leurs opinions politiques.

L’ONG estime qu’il est essentiel que les débats sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo puissent se dérouler dans un climat de liberté et sans recours à la violence ou à la répression.

Face à la gravité des faits rapportés, Human Rights Watch appelle le gouvernement congolais à ouvrir une enquête impartiale, approfondie et transparente afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les violences qui ont marqué cette journée de tensions à Kinshasa.

Josue Lelo

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