La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la réforme de son secteur extractif. Dans le cadre de ses partenariats stratégiques avec les États-Unis d’Amérique et les Émirats arabes unis, le pays bénéficiera d’un financement de 100 millions de dollars destiné à la mise en place de la Garde minière dans 22 provinces, selon un communiqué de l’Inspection générale des mines publié lundi.
Ce nouveau corps spécialisé devrait compter 20.000 membres formés, avec pour mission principale d’encadrer les activités minières et de renforcer la traçabilité des minerais, un enjeu central dans les nouveaux accords économiques conclus par Kinshasa avec ses partenaires internationaux.
Selon l’Inspecteur général des mines, Rafael Kabengele, cette initiative répond à la volonté du chef de l’État de moderniser et assainir le secteur.
« La volonté du Président de la République, que nous mettons en œuvre, est d’assainir l’ensemble du secteur minier de la RDC, en éliminant les pratiques contraires à la bonne gouvernance, à la transparence et à la traçabilité des minerais », a-t-il déclaré.
La Garde minière sera notamment chargée de la sécurisation des sites miniers sur toute l’étendue du territoire national, ainsi que du convoyage sécurisé des minerais depuis les zones d’extraction vers les unités de traitement et les postes frontaliers.
Cette annonce intervient alors que la RDC multiplie les partenariats autour de ses ressources stratégiques. Le 4 décembre dernier, Kinshasa et Washington avaient signé un accord sur les minerais critiques et la sécurité. Un partenariat similaire a également été conclu entre la RDC et Doha autour de l’exploitation aurifère.
Josue Lelo







