Les réactions se poursuivent après les violences qui ont marqué le sit-in de l’opposition organisé à Kinshasa contre le projet de révision constitutionnelle. Parmi les voix qui se sont élevées pour dénoncer la gestion de cette manifestation figure celle de l’opposant Marlin Vuvu.
Dans une déclaration rendue publique à l’issue des incidents, Marlin Vuvu a accusé les forces de l’ordre d’avoir agi en collaboration avec la Force du Progrès, mouvement proche de l’UDPS.
« La police a travaillé de connivence avec la Force du Progrès, la milice de l’UDPS », a-t-il affirmé.
Selon l’opposant, les événements survenus lors du sit-in témoigneraient d’une coordination entre certains éléments des forces de sécurité et des militants du parti présidentiel pour empêcher la tenue de la manifestation. Il estime que cette situation constitue une grave entorse au principe de neutralité que doivent observer les services chargés du maintien de l’ordre.
Marlin Vuvu dénonce également ce qu’il considère comme une répression dirigée contre des citoyens venus exprimer pacifiquement leur opposition au projet de révision constitutionnelle. Il appelle à l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les responsabilités dans les violences enregistrées au cours de cette journée.
Ces accusations interviennent alors que plusieurs responsables de l’opposition et acteurs de la société civile dénoncent la manière dont la manifestation a été encadrée. De leur côté, les autorités n’ont pas encore réagi à ces allégations.
Les incidents survenus à Kinshasa continuent d’alimenter le débat politique autour des libertés publiques et du respect du droit de manifester.
Alors que les tensions restent vives entre le pouvoir et l’opposition, les appels à la transparence et à l’établissement des responsabilités se multiplient au sein de la classe politique congolaise.
Josue Lelo







