La séance plénière de l’Assemblée nationale, tenue ce jeudi 23 avril 2026 sous la conduite de son président Aimé Boji Sangara, a illustré une fois de plus le double rôle de l’institution : légiférer et contrôler l’action gouvernementale.
Dès l’adoption de l’ordre du jour, les députés se sont penchés sur l’examen du projet de loi autorisant la ratification du protocole destiné à lutter contre le commerce illicite des produits du tabac. Jugé recevable à l’issue des discussions, le texte a été confié à une commission mixte socioculturelle et Écofin. Celle-ci dispose d’un délai de cinq jours pour approfondir son analyse avant sa réinscription à l’agenda législatif.
La seconde partie de la plénière a été consacrée au contrôle parlementaire, avec l’examen de trois questions d’actualité adressées à des membres du gouvernement.
Répondant à l’interpellation de l’honorable Ndefu Swatongi, le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale a expliqué que la régulation du mobile money relève de plusieurs secteurs à la fois. Il a précisé que son ministère intervient principalement sur la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), fixée à 16 %, limitant ainsi son champ d’action direct dans ce dossier.
De son côté, la ministre d’État aux Affaires étrangères, sollicitée par l’honorable Sumali Miseka, a demandé un report de sa réponse pour des raisons liées aux exigences de sa fonction. Une requête acceptée par le Bureau de la Chambre basse, qui a renvoyé la question à une date ultérieure.
S’agissant des finances publiques, le ministre des Finances a répondu à la préoccupation soulevée par l’honorable Guy Mafuta concernant l’émission du premier eurobond de la République démocratique du Congo. Il a présenté cette initiative comme une étape stratégique pour faciliter l’accès du pays aux marchés financiers internationaux et offrir de nouvelles opportunités aux entreprises congolaises.
En clôture des échanges, le président de la Chambre a attiré l’attention sur les risques potentiels liés à ce type d’opérations financières. Il a appelé le gouvernement à définir clairement les mécanismes de gestion des risques et à garantir une communication transparente sur ces enjeux.
Cette plénière témoigne de la détermination de l’Assemblée nationale à conjuguer adoption de réformes structurantes et contrôle rigoureux de l’exécutif. En amont de la séance, le Bureau avait d’ailleurs tenu une réunion de concertation avec les présidents des groupes parlementaires, signe d’une volonté de coordination accrue dans la conduite des travaux.
Loule Kitoko







