Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont dénoncé mardi des attaques de drones attribuées à la coalition RDF/AFC-M23 et à ses alliés TWIRANEHO et RED TABARA, qui auraient visé plusieurs localités et positions militaires dans les hauts plateaux de Fizi-Uvira, au Sud-Kivu.
Selon un communiqué de l’état-major général des FARDC, les attaques ont été menées lundi 8 juin contre notamment la localité de Mikenge. L’armée congolaise affirme que ces opérations ont causé des pertes en vies humaines ainsi que des dégâts matériels, sans toutefois préciser le nombre exact de victimes.
Dans sa déclaration, l’armée congolaise condamne fermement ces frappes qu’elle considère comme une nouvelle escalade de l’insécurité dans cette région de l’est du pays. Les FARDC estiment que ces attaques aggravent davantage les souffrances des populations civiles des hauts plateaux, déjà confrontées depuis plusieurs années à des violences armées récurrentes.
« Ces nouvelles attaques exposent davantage les populations civiles à une situation sécuritaire déjà fortement dégradée par des années d’agression », souligne le communiqué.
Malgré cette détérioration de la situation sur le terrain, les FARDC réaffirment leur adhésion aux efforts de paix en cours dans la région. Elles assurent toutefois rester en état d’alerte face aux menaces persistantes contre la sécurité nationale.
L’armée congolaise affirme ainsi demeurer pleinement engagée dans sa mission de défense de l’intégrité territoriale et de protection des populations civiles. Elle prévient qu’elle prendra toutes les mesures nécessaires pour répondre à toute menace contre la souveraineté de la République démocratique du Congo.
Cette nouvelle accusation intervient alors que les tensions sécuritaires restent vives dans plusieurs territoires de l’est du pays, où les initiatives diplomatiques et les mécanismes régionaux de paix peinent encore à mettre un terme définitif aux affrontements entre les différentes parties en conflit.
Joël Tshim’s







