La matinée de ce mardi a été marquée par de violents incidents à l’entrée Abattoir, dans la commune de Masina, en marge du mouvement de grève des transporteurs.
Alors que les associations de chauffeurs avaient lancé un appel à la reprise des activités, celui-ci est loin de faire l’unanimité. Sur le terrain, la peur et l’incertitude dominent. Ce n’est que vers 10 heures que de rares bus ont timidement fait leur apparition aux arrêts dans la commune de Masina. Plusieurs conducteurs, désireux de reprendre le travail, hésitent encore, redoutant d’être pris pour cible ou pourchassés par des groupes hostiles à la reprise.
Selon plusieurs sources concordantes, des groupes de chauffeurs et de receveurs ont en effet pris pour cible des véhicules poursuivant leurs activités, lançant des projectiles pour contraindre les récalcitrants à immobiliser leurs engins. Cette montée de tension a rapidement dégénéré, plongeant la zone dans un climat de panique.
Au cours de ces violences, un minibus de type Sprinter, pris pour cible, a perdu le contrôle avant de percuter une moto transportant des passagers. Le choc a été fatal pour deux personnes, décédées sur le coup, selon les premières informations recueillies.
Ces incidents ont entraîné d’importantes perturbations de la circulation dans cette partie de la capitale, déjà fortement affectée par la paralysie du transport en commun.
À l’heure actuelle, la situation semble progressivement revenir à la normale à l’arrêt abattoir, même si la vigilance reste de mise.
Loule Kitoko







