Le président exécutif national du Cadre de concertation des droits humains en République Démocratique du Congo, Alex Welo, a dénoncé jeudi 12 mars les tueries survenues à Goma, dans la province du Nord-Kivu, qui ont coûté la vie à l’humanitaire française Karine Buisset et à deux civils.
Dans une déclaration faite à Kinshasa, Alex Welo a qualifié l’attaque, perpétrée à l’aide de drones militaires, de « grave » et a exprimé sa profonde indignation face à ce ciblage de populations civiles.
« En tant que président exécutif national du Cadre de concertation des droits humains en RDC, je condamne avec la plus grande fermeté les tueries de ma regrettée collègue Karine Buisset et de deux civils à Goma par des drones militaires », a-t-il affirmé.
Le défenseur des droits humains appelle également toutes les parties impliquées dans le conflit dans l’Est du pays à respecter scrupuleusement le droit international humanitaire, en particulier la protection des civils et des acteurs humanitaires. Selon lui, la multiplication des violences dans la région rend indispensable un engagement plus strict des belligérants à se conformer aux normes internationales.
Alex Welo a par ailleurs insisté sur l’application rigoureuse des mécanismes internationaux visant à restaurer la sécurité et à protéger les populations civiles. « J’exige l’application exacte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré.
Les autorités congolaises ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités autour de cette frappe de drone, dont l’origine reste contestée entre les différentes parties impliquées dans le conflit.
Mathieu Kayemba







