Lors de la 13ᵉ Conférence des gouverneurs, Daniel Bumba a tiré la sonnette d’alarme sur la marginalisation de Kinshasa dans les politiques publiques liées à l’agriculture, à l’aquaculture et à l’accompagnement des producteurs.
« Kinshasa est souvent très oubliée sur les questions d’agriculture, d’aquaculture et d’accompagnement. Pourtant, un Congolais sur cinq est Kinois. Et lorsque nous parlons des milliards qui se dissipent en termes d’importations, cela concerne essentiellement Kinshasa », a-t-il déclaré devant les gouverneurs de province.
À travers cette intervention, Daniel Bumba a mis en évidence le paradoxe d’une ville fortement dépendante des importations alimentaires, malgré son poids démographique considérable.
Selon lui, l’absence d’investissements structurants dans les secteurs agricoles et halieutiques contribue à aggraver la dépendance de la capitale vis-à-vis de l’extérieur.
Il a ainsi appelé à une réorientation des politiques publiques afin d’intégrer davantage Kinshasa dans les stratégies nationales de production locale.
L’objectif, a-t-il souligné, est de réduire les importations massives, soutenir les initiatives locales et renforcer la sécurité alimentaire dans la capitale congolaise.
Cette prise de position relance le débat sur la nécessité d’un développement équilibré entre les provinces et la ville-province de Kinshasa, souvent perçue comme un grand centre de consommation plutôt que comme un pôle de production.
Josue Lelo







