La réaction de Moïse Katumbi ne s’est pas fait attendre après les violences qui ont marqué le sit-in de l’opposition organisé ce vendredi à Kinshasa contre le projet de révision constitutionnelle.
Dans une déclaration virulente, le président d’Ensemble pour la République a dénoncé une répression qu’il juge inacceptable et a directement mis en cause le pouvoir en place.
Selon l’opposant, des Congolaises et des Congolais venus manifester pacifiquement pour défendre la Constitution ont été pris pour cible alors qu’ils exerçaient un droit garanti par la loi.
« Marcher pacifiquement pour défendre la Constitution n’est pas un crime », a-t-il affirmé, condamnant ce qu’il décrit comme une attaque contre les libertés fondamentales.
Moïse Katumbi accuse notamment la Force du Progrès, mouvement proche de l’UDPS, d’avoir participé aux violences ayant émaillé la manifestation. Il estime que ces actes se sont déroulés sous le regard des forces de l’ordre, qu’il accuse de passivité face aux agressions signalées par les manifestants.
L’ancien gouverneur du Katanga évoque un bilan préoccupant, faisant état de nombreux blessés, dont certains seraient dans un état critique. Il affirme également craindre des pertes en vies humaines à la suite des affrontements enregistrés dans plusieurs points de la capitale.
Dans son message, Katumbi s’en est directement pris au président Félix Tshisekedi, qu’il tient pour responsable du climat politique actuel. Selon lui, les événements survenus lors du sit-in traduisent une dérive préoccupante du pouvoir face aux revendications de l’opposition et aux contestations liées au projet de révision constitutionnelle.
Malgré ces violences, le leader d’Ensemble pour la République assure que son camp poursuivra son combat politique. Il réaffirme sa détermination à défendre la Constitution et les libertés publiques par des moyens qu’il qualifie de pacifiques et démocratiques.
Alors que les tensions politiques s’intensifient autour du débat constitutionnel, les incidents de Kinshasa risquent de renforcer davantage la fracture entre le pouvoir et l’opposition. Plusieurs voix appellent déjà à faire toute la lumière sur les violences enregistrées lors de cette journée particulièrement tendue dans la capitale congolaise.
Josue Lelo






