Prince Epenge recadre Tshisekedi : « En 2023, les élections ont eu lieu malgré l’occupation de Bunagana »

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La déclaration du président de la République, Félix Tshisekedi, liant la tenue des élections générales de 2028 à la fin de la guerre dans l’Est du pays continue de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise. Parmi les voix critiques, celle de Prince Epenge s’est fait entendre avec fermeté.

Réagissant aux propos du chef de l’État, le porte-parole de la coalition Lamuka a rappelé qu’en 2023, les élections présidentielle, législatives et provinciales avaient été organisées alors que la cité stratégique de Bunagana, dans le Nord-Kivu, était toujours sous contrôle des rebelles du M23.

« Rappeler à M. Félix qu’en 2023, il avait organisé les élections alors que Bunagana était sous domination des rebelles. Peut-être qu’il a oublié ! », a lancé Prince Epenge dans un message au ton ironique sur son compte X.

Par cette sortie, l’opposant remet en cause l’argument sécuritaire avancé par le président Tshisekedi pour conditionner l’organisation des prochaines échéances électorales à la restauration complète de la paix dans l’Est du pays. Pour Prince Epenge, l’insécurité persistante ne peut servir de justification à un éventuel report du processus électoral, d’autant plus que le précédent scrutin s’était déroulé dans un contexte similaire.

Cette polémique intervient alors que les propos du chef de l’État alimentent déjà de nombreux débats au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Certains y voient une inquiétude légitime face à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est, tandis que d’autres redoutent une remise en cause du calendrier démocratique prévu par la Constitution

Depuis plusieurs mois, les combats opposant les forces armées congolaises aux rebelles du M23, soutenus selon Kinshasa par le Rwanda, continuent de provoquer des déplacements massifs de populations et une instabilité persistante dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Loule Kitoko

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