Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 6 mai, le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est exprimé avec prudence sur la question du changement de la Constitution, à deux ans de la fin de son second mandat. Le chef de l’État n’a pas clairement pris position, préférant insister sur la nécessité d’un débat ouvert et respectueux des principes démocratiques.
Il a souligné que cette réflexion ne doit être ni monopolisée, ni déformée, encore moins interdite, tant qu’elle s’inscrit dans le strict respect de l’État de droit. Pour lui, toute initiative liée à la Constitution doit être menée avec sérénité.
« Ce processus ne doit souffrir d’aucune précipitation, manipulation ou récupération politicienne », a-t-il déclaré, rappelant que la Constitution constitue bien plus qu’un simple outil circonstanciel. Elle représente, selon lui, le socle fondamental qui régit l’organisation des institutions, garantit leur équilibre et assure la stabilité nationale.
Le président a également insisté sur l’importance d’un débat responsable, fondé sur l’écoute, la rigueur et le sens de l’intérêt général. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante, il a appelé à l’unité et à la maturité dans les échanges publics.
Félix Tshisekedi a par ailleurs évoqué les nombreux défis auxquels la République démocratique du Congo a été confrontée au fil des années, notamment les conflits armés, la mauvaise gouvernance et l’exploitation abusive des ressources. Malgré ces difficultés, il a rappelé le rôle stratégique du pays, tant par sa position géographique au cœur du continent africain que par l’abondance de ses richesses naturelles.
Joël Tshim’s







