Le président de la République, Félix Tshisekedi, a affirmé ce mercredi 06 Mai lors de la conférence de presse qu’il reste disposé à un éventuel dialogue avec son prédécesseur, Joseph Kabila, tout en exprimant de profondes réserves sur l’évolution de leurs relations politiques.
S’exprimant sur la possibilité d’un échange entre les deux hommes, Félix Tshisekedi a déclaré qu’il demeurait ouvert à cette perspective, tout en s’interrogeant sur les conditions d’une telle rencontre. « Où ? Est-ce qu’il est prêt à venir à Kinshasa ? », a-t-il lancé devant la presse.
Le chef de l’État a regretté ce qu’il considère comme une détérioration d’un acquis politique majeur pour la RDC. Revenant sur l’alternance de 2019, il a rappelé qu’elle constituait, selon lui, la première transition pacifique et démocratique du pays. « Nous avions réussi à obtenir la première alternance pacifique et démocratique dans notre pays », a-t-il souligné, estimant que cet héritage aurait dû être préservé et consolidé.
Félix Tshisekedi a néanmoins accusé son ancien partenaire politique d’avoir pris une autre orientation. « Il a choisi de prendre un autre chemin », a-t-il regretté, avant d’affirmer que l’histoire retiendra également le rôle joué par Joseph Kabila dans l’affaiblissement de cette avancée démocratique.
Le président congolais a également évoqué les tensions politiques ayant précédé les élections de 2023. Selon lui, le Front Commun pour le Congo (FCC) aurait volontairement envisagé de ne pas participer au processus électoral afin de provoquer un dialogue politique. « Leur objectif était d’empêcher la tenue des élections et de contraindre le gouvernement au dialogue », a-t-il affirmé, estimant que cette stratégie se poursuivrait encore aujourd’hui.
Abordant les rapports personnels entretenus avec son prédécesseur, Félix Tshisekedi a révélé que Joseph Kabila avait quitté le pays discrètement, alors qu’auparavant il l’informait systématiquement de ses déplacements par un canal de communication unique entre eux.
En conclusion, le chef de l’État a insisté sur son ambition initiale de faire de cette alternance un symbole de démocratie, de stabilité et de tolérance pour les générations futures, déplorant que cette expérience politique ait, selon lui, perdu de sa portée historique.
Loule Kitoko







