À Kinshasa, les embouteillages ont bel et bien repris. Après une brève accalmie consécutive au lancement d’une vaste opération de contrôle des documents de bord par l’autorité urbaine, les interminables files de véhicules ont refait surface sur les principales artères de la capitale.
Présentée comme une réponse ferme à l’anarchie routière, l’initiative du gouvernorat avait suscité un réel espoir chez les usagers. Les premières semaines avaient laissé entrevoir une légère amélioration de la circulation, avec une présence accrue des agents de contrôle et une mise en conformité progressive de nombreux automobilistes.
Mais cet effet semble s’être estompé. Aujourd’hui, les mêmes scènes de congestion réapparaissent aux heures de pointe : ralentissements interminables, carrefours saturés et conducteurs exaspérés. Malgré les contrôles administratifs, la fluidité du trafic n’est pas au rendez-vous.
Pour plusieurs observateurs, cette reprise des embouteillages démontre que le problème dépasse la simple vérification des documents de bord. La question de la mobilité urbaine à Kinshasa demeure structurelle et appelle des solutions plus larges, incluant l’amélioration des infrastructures, une meilleure organisation du transport public et une planification urbaine cohérente.
En attendant des mesures plus profondes, les Kinois continuent de perdre de longues heures dans les bouchons, signe que la bataille contre les embouteillages est loin d’être gagnée.
Loule Kitoko







