RDC : « Le Rwanda et son agent Joseph Kabila ont décidé de congoliser la rébellion », dénonce Jacquemain Shabani 

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Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, a vivement réagi ce samedi 31 janvier 2026 à l’apparition de Claude Ibalanky aux côtés de Corneille Nangaa à Goma, dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’est de la République démocratique du Congo.

Pour le patron de la territoriale, cette image s’inscrit dans une stratégie plus large visant à « congoliser la rébellion », orchestrée, selon lui, par le Rwanda avec l’implication de l’ancien président Joseph Kabila.

Dans une mise en garde sans détour, Jacquemain Shabani affirme que des sommes d’argent seraient mobilisées pour attirer et intégrer des Congolais dans les rangs des mouvements rebelles, dans le but de leur donner une façade nationale.

« Le Rwanda et son agent Joseph Kabila ont décidé de congoliser la rébellion », a-t-il dénoncé, évoquant une tentative de manipulation de l’opinion publique et de déstabilisation de l’État congolais de l’intérieur.

Le ministre a toutefois tenu à préciser que cette situation ne relève pas, à ce stade, d’un positionnement politique formel. Selon lui, Claude Ibalanky n’occupe actuellement aucune fonction au sein d’une organisation politique, pas plus qu’il n’exerce de responsabilité au sein de l’Union sacrée de la nation, la plateforme au pouvoir.

La réaction de Jacquemain Shabani intervient alors que la présence de Claude Ibalanky à Goma a suscité une vague de spéculations, certains l’annonçant comme ayant rejoint l’AFC/M23. Une hypothèse que le gouvernement suit avec une extrême vigilance, dans un contexte où Kinshasa accuse régulièrement Kigali de soutenir activement la rébellion du M23.

À travers cette sortie médiatique, le ministre traduit la fermeté de la position du gouvernement, qui redoute une instrumentalisation de certaines figures congolaises pour légitimer la rébellion. Selon les autorités, toute ambiguïté autour de tels rapprochements constitue un risque majeur pour la cohésion nationale et la souveraineté du pays.

En appelant à la vigilance, Jacquemain Shabani entend prévenir ce qu’il considère comme une nouvelle phase de la guerre : celle de l’infiltration politique et sociale, destinée à fragiliser davantage l’État congolais, pendant que les combats se poursuivent dans l’est du pays.

Joël Tshim’

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