Révision de la Constitution : « le moment est opportun pour nous réorganiser » (Mayilukila Ndakivangi)

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La question de la révision ou du changement de la Constitution en République démocratique du Congo, est aujourd’hui d’actualité dans tous les salons politiques et ne cesse de défrayer la chronique, depuis que le chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi l’a abordée clairement devant la Nation.

Au cours d’un entretien accordé ce lundi 11 novembre à la rédaction d’afrik-info.cd, René Mayilukila Ndakivangi, Président du Conseil d’Administration d’AMI CONGO et cade de l’udps, est revenu sur ses motivations en faveur d’une refonte de l’actuelle Constitution.

« Le moment est opportun pour nous réorganiser, en réglant les problèmes qui nous gangrènent, tels que la question de la carte d’identité, la précision sur les origines des congolais (territoire, secteurs, chefferies, tribus, etc.), l’affirmation de l’autorité de l’État (armée, police, corps de sapeurs-pompiers, corps administratif, etc.), l’éloignement géographique, politique et social de la capitale, le régime électoral, la nationalité, la situation économique, la marchandisation de l’éducation, la réhabilitation des services sociaux, etc. Il appartient au peuple, propriétaire de la Constitution, de se prononcer », a-t-il réagi.

 

René Mayilukila Ndakivangi, trouve également anormal qu’un congolais d’origine, né et ayant grandi au Congo, vivant à l’étranger et ayant acquis une seconde nationalité pour diverses raisons, doive obtenir une autorisation (visa) pour séjourner dans son pays d’origine, où se trouvent ses racines et ses intérêts.

S’agissant de la réduction du train de vie des institutions, ce notable né Kongo se demande s’il est nécessaire d’avoir un parlement bicaméral qui coûte énormément cher au Trésor public, pendant que les agents et fonctionnaires de l’État, les enseignants, les médecins et d’autres vivent avec de maigres salaires.

« Le changement de la Constitution tombe à pic au moment où tout le monde souhaite une réduction du train de vie des institutions du pays. Est-il toujours nécessaire d’avoir un Parlement bicaméral qui coûte énormément cher au Trésor public, pendant que les agents et fonctionnaires de l’État, les enseignants, les médecins et d’autres vivent avec de maigres salaires ? La taille même du Gouvernement de la République n’est-elle pas budgétivore au détriment des autres secteurs de la vie publique ? », s’interroge-t-il.

Cependant, ayant constaté des agitations autour de cette question, malgré les apaisements du Chef de l’État qui a souligné qu’il n’y avait pas d’urgence et que cela ne devait pas diviser les Congolais, René Mayilukila Ndakivangi, en toute sérénité, invite la population au calme pour éviter toute diversion.

En effet, au cours de son dernier meeting, le mercredi 23 octobre 2024, dans la ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, le chef de l’état, Félix Tshisekedi avait exprimé sans ambages son intention de changer la Loi fondamentale en vigueur, pour rédiger une nouvelle qui puisse cadrer avec les réalités actuelles du pays. À cette occasion, il avait annoncé la mise en place, l’année prochaine, d’une commission chargée d’examiner le sujet.

Josue Lelo Kid

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