Les réactions continuent de pleuvoir après les incidents survenus lors du sit-in de l’opposition organisé à Kinshasa contre le projet de révision constitutionnelle. Cette fois, c’est Hervé Diakese, porte-parole d’Ensemble pour la République, qui est monté au créneau pour dénoncer le comportement des forces de l’ordre lors de cette mobilisation.
Dans une déclaration particulièrement virulente, le proche de Moïse Katumbi a accusé la police d’avoir abandonné sa mission républicaine en agissant au profit d’intérêts partisans. « Une police de la honte qui sert de supplétif à une milice politique et criminelle ! C’est une honte pour l’uniforme et pour le serment du policier ! », a-t-il déclaré.
Pour Hervé Diakese, les événements survenus à Kinshasa traduisent une dérive inquiétante dans la gestion des manifestations publiques. Il estime que les forces de l’ordre auraient dû garantir la sécurité de tous les citoyens, indépendamment de leurs opinions politiques, plutôt que d’être perçues comme prenant part au conflit.
Le porte-parole d’Ensemble pour la République accuse également la Force du Progrès, mouvement proche de l’UDPS, d’avoir joué un rôle dans les violences enregistrées lors du sit-in. Selon lui, les attaques contre les manifestants constituent une atteinte grave aux libertés démocratiques et au droit de manifester.
Cette sortie s’ajoute à celles de plusieurs figures de l’opposition qui dénoncent une répression contre les participants à la manifestation. Ces responsables réclament l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin de faire la lumière sur les circonstances des affrontements et d’identifier les auteurs des violences.
Alors que les tensions politiques restent vives autour du débat sur la révision constitutionnelle, les incidents de Kinshasa continuent d’alimenter les critiques contre les autorités et les forces de sécurité. L’opposition exige désormais que toute la vérité soit établie sur les événements qui ont marqué cette journée de forte mobilisation dans la capitale congolaise.
Josue Lelo







