Le Réseau d’Éducation Civique au Congo tire la sonnette d’alarme face au blocage persistant du processus électoral visant à élire le gouverneur et le vice-gouverneur du Sankuru. Dans un communiqué rendu public mardi, l’organisation pointe du doigt un déficit de volonté politique de la part des autorités.
Alors que certaines étapes ont été franchies notamment la publication d’un calendrier révisé par la Commission Électorale Nationale Indépendante, la réception des candidatures et l’élaboration du budget la tenue du scrutin, initialement prévue le 7 avril 2026, apparaît de plus en plus incertaine. La principale difficulté réside dans le non-décaissement des fonds nécessaires, malgré les instructions de la Primature aux ministères concernés.
De son côté, la CENI évoque un manque de moyens logistiques et financiers pour organiser l’élection, alimentant ainsi les craintes d’un nouveau report. Pour le RECIC, cette situation compromet le bon fonctionnement des institutions provinciales et accentue l’instabilité politique dans le Sankuru.
Face à cette impasse, l’organisation appelle le Président de la République à jouer pleinement son rôle de garant des institutions. Elle exhorte également le gouvernement à libérer sans délai les ressources financières indispensables à la tenue du scrutin, tout en invitant les acteurs de la société civile à rester mobilisés pour faire aboutir ce processus électoral.
Loule Kitoko







