La classe politique congolaise est en deuil. Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est éteinte ce mercredi 18 mars 2026 à Kinshasa, à l’âge de 81 ans, selon des sources hospitalières concordantes.
Personnalité influente de la vie publique depuis l’époque du Zaïre jusqu’à la République démocratique du Congo, elle aura marqué plusieurs décennies d’engagement politique. Au fil de sa carrière, Catherine Nzuzi wa Mbombo a occupé des fonctions de premier plan, notamment comme gouverneure de province, commissaire d’État, membre du bureau politique du Mouvement populaire de la Révolution (MPR) et ministre.
Engagée de longue date pour la promotion des droits des femmes, elle s’est également distinguée par son combat en faveur de l’émancipation féminine, plaidant pour une plus grande représentation des femmes dans les instances de décision et pour leur autonomisation socio-économique.
Durant la période de transition politique entre 2003 et 2006, elle s’était illustrée en représentant l’opposition au sein du gouvernement, où elle avait assumé les fonctions de ministre de la Solidarité et des Affaires humanitaires. Elle s’était également portée candidate à l’élection présidentielle de 2006, affirmant ainsi son ambition de diriger le pays.
Avec sa disparition, la RDC perd une figure majeure de son histoire politique, dont le parcours aura traversé les grandes mutations institutionnelles du pays. Son héritage reste associé à une longue carrière au service de l’État, mais aussi à son engagement constant pour la reconnaissance et la promotion du rôle des femmes dans la société congolaise.
Loule Kitoko







