Le gouvernement provincial de Kinshasa a officiellement lancé, mercredi 11 mars, la délivrance des cartes de résidence biométriques pour les étrangers vivant dans la capitale congolaise. L’annonce a été faite à l’Hôtel de ville par le ministre provincial de la Sécurité publique et de l’Administration des territoires, Jeannot Canon Larose.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à améliorer l’identification des ressortissants étrangers, tout en renforçant la sécurité et la gestion administrative de leur présence dans la ville.
Selon le ministre provincial de l’Intérieur, l’introduction de cette carte constitue une étape clé dans la modernisation des outils de gestion administrative de Kinshasa. « La carte de résidence est un symbole de notre engagement à promouvoir une immigration régulière et à assurer une intégration harmonieuse, sécurisée et transparente des étrangers dans nos communautés », a-t-il déclaré.
Pour les autorités, cette réforme vise également à lutter contre l’immigration irrégulière et à faciliter le suivi administratif des étrangers. Grâce à un système biométrique centralisé, les services compétents disposeront d’informations fiables pour mieux encadrer le séjour des non-nationaux dans la capitale.
Au-delà de l’enjeu sécuritaire, cette mesure a également une dimension économique. Le ministre provincial des Finances, de l’Économie et du Numérique, Magloire Kabemba, a souligné que l’opération devrait contribuer à une meilleure mobilisation des recettes publiques. « Le gouvernement provincial ne pourra relever les nombreux défis de la ville que si les ressources financières sont correctement mobilisées et canalisées dans le compte du Trésor », a-t-il expliqué.
Concrètement, un arrêté interministériel fixe les frais d’obtention de la carte, valable deux ans, entre 50 et 250 dollars américains selon la catégorie de l’étranger concerné.
Sur le plan technique, la carte est produite par la société Hologram Identification Services. Fabriquée en polycarbonate, elle intègre une puce électronique sécurisée permettant le stockage des données biométriques du titulaire. Les agents habilités seront équipés de dispositifs de lecture capables de scanner la carte et de vérifier instantanément son authenticité via une base de données centralisée, renforçant ainsi la fiabilité du système et limitant les risques de fraude.
Matthieu kayemba







