Les récentes sanctions prises par les États-Unis contre l’armée rwandaise ainsi que plusieurs responsables de ce pays continuent de susciter des réactions en République démocratique du Congo. Si les autorités de Kinshasa ont accueilli favorablement cette décision, certaines personnalités de l’opposition estiment toutefois que ces mesures restent insuffisantes face à la crise sécuritaire persistante dans l’est du pays.
Parmi elles, l’opposant Martin Fayulu, figure de proue de la coalition Lamuka, s’est aligné sur la position exprimée par le prix Nobel de la paix Denis Mukwege. Tous deux estiment que des actions plus fermes doivent être prises à l’encontre de Rwanda.
Dans une publication diffusée jeudi sur le réseau social X, l’opposant congolais a appelé les pays attachés aux valeurs démocratiques à mettre fin à toute assistance accordée au Rwanda tant que la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies ne sera pas pleinement appliquée.
Adoptée à la fin du mois de février 2025, à la suite de l’avancée des rebelles de l’AFC/M23 et de la prise de la ville de Bukavu, cette résolution prévoit plusieurs mesures. Elle exige notamment le retrait immédiat des combattants du M23 des villes de Goma, Bukavu et d’autres zones sous leur contrôle. Elle appelle également à la cessation des combats, au retrait sans condition des forces rwandaises présentes sur le sol congolais, au démantèlement des administrations parallèles et à la lutte contre l’exploitation illicite des ressources naturelles.
De leur côté, les autorités américaines, à travers le Office of Foreign Assets Control (OFAC), ont inscrit plusieurs responsables rwandais sur la liste des personnes sanctionnées. Les personnalités concernées sont Stanislas Gashugi, Ruki Karusisi, Mubarakh Muganga, connu sous l’appellation « MK Mubarkh », ainsi que Vincent Nyakarundi. L’armée rwandaise, la Rwanda Defence Force (RDF), est également visée par ces mesures.
Ces sanctions impliquent notamment le gel des avoirs détenus sous juridiction américaine par les personnes et entités concernées. Elles interdisent par ailleurs aux citoyens et entreprises des États-Unis d’entretenir toute relation financière ou commerciale avec elles.
Joël Tshim’s







