Un nouvel éboulement meurtrier a frappé, mardi 3 mars, la mine de Kasasa située à Rubaya, dans le territoire de Masisi, en province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.
Selon des sources locales, plus de 200 personnes auraient perdu la vie dans ce drame survenu sur un site minier actuellement sous le contrôle des rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23).
Parmi les victimes figurent principalement des creuseurs artisanaux, mais également des habitants exerçant de petits commerces autour du site minier. Les opérations de recherche se poursuivent afin de retrouver d’éventuels survivants et de récupérer les corps ensevelis sous les décombres.
Ce nouvel éboulement intervient à peine quelques semaines après une autre catastrophe survenue le 28 janvier dernier dans le même carré minier de Kasasa.
À l’époque, un glissement de terrain avait causé la mort de plus de 400 personnes, en plus de nombreux disparus, selon des bilans communiqués par des acteurs locaux.
La mine de Rubaya demeure sous la mainmise des rebelles du M23, appuyés, selon plusieurs rapports d’experts des Nations unies, par des troupes rwandaises.
Ces rapports accusent ces groupes d’exploiter illégalement plusieurs minerais stratégiques, notamment le coltan, la cassitérite, l’or et la tourmaline.
La région de Rubaya, riche en minerais, reste l’un des principaux épicentres des tensions armées dans l’est du pays. L’exploitation artisanale, souvent pratiquée sans normes de sécurité adéquates, expose régulièrement les creuseurs à des risques majeurs d’éboulement.
Ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité dans les sites miniers artisanaux et sur la gestion des ressources naturelles dans une zone marquée par une instabilité sécuritaire persistante.
Josue Lelo







