À la suite du naufrage d’une unité fluviale sur le fleuve Congo, près de Mbandaka, dans la province de l’Équateur, dix personnes impliquées dans cette tragédie ont été transférées à Kinshasa pour la poursuite des enquêtes. Les autorités congolaises dénoncent de graves manquements aux règles de navigation et promettent des sanctions exemplaires.
Le drame s’est produit le samedi 20 décembre 2025 à 18h20, lorsqu’une baleinière dénommée H/B Mbeya Mbeya a fait naufrage sur le fleuve Congo. Alertés par l’ampleur de l’incident, les services compétents ont immédiatement ouvert une enquête afin d’établir les responsabilités.
Selon un communiqué conjoint rendu public par le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, et le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita , ce lundi 29 décembre , dix personnes interpellées à l’issue des investigations ont été transférées à Kinshasa le dimanche 28 décembre 2025.
Parmi les personnes mises en cause figurent quatre marins, quatre civils et deux policiers, dont un colonel. Ces derniers sont accusés d’avoir autorisé, contre des actes de corruption, le départ de l’embarcation en violation flagrante des règles de navigation en vigueur, notamment celles édictées le 4 octobre 2024.
Les enquêtes ont mis en lumière plusieurs irrégularités majeures, notamment la navigation de nuit pourtant interdite, l’absence de gilets de sauvetage pour les passagers ainsi que le non-respect du tonnage légal autorisé, ayant entraîné une surcharge dangereuse de l’embarcation.
Face à ces constats, le gouvernement se veut ferme. « Le non-respect des règles de navigation ne sera toléré sous aucune forme », ont averti les deux ministres, précisant que tous les contrevenants, qu’ils soient exploitants d’embarcations ou responsables de ports fluviaux, seront sévèrement sanctionnés conformément à la loi.
Les autorités réaffirment par ailleurs leur engagement à garantir la sécurité des personnes et des biens sur les voies navigables du pays et appellent l’ensemble des acteurs du secteur fluvial à faire preuve de responsabilité afin d’éviter de nouveaux drames.
Joël Tshim’s







