Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est monté au créneau face à la polémique autour du port des cheveux tressés dits « dreadlocks », qui agite depuis quelques jours une partie de l’opinion publique congolaise, notamment à Kinshasa.
Lors du Conseil des ministres, le Chef de l’État a tenu à rappeler les principes fondamentaux qui doivent guider à la fois l’action publique et le comportement des citoyens. Le compte rendu de cette réunion, lu à la télévision nationale par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, met en avant l’attachement du Président au respect des droits et libertés garantis par la Constitution.
« Notre Constitution garantit à nos concitoyens un ensemble de droits et libertés fondamentaux, assurant la protection de la dignité humaine et de la liberté individuelle », a rappelé le porte-parole du gouvernement.
Cette sortie intervient dans un contexte de vives réactions, notamment chez les jeunes, autour de la place des dreadlocks dans les établissements scolaires et certains espaces publics. Entre considérations culturelles, identitaires et disciplinaires, le sujet divise l’opinion.
Pour tenter d’apaiser les tensions et encadrer le débat, le Président de la République a instruit plusieurs membres du gouvernement, notamment ceux en charge de l’Intérieur, de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, de proposer des mesures adaptées. L’objectif est de sensibiliser la jeunesse tout en veillant au respect des valeurs nationales et des libertés individuelles.
À travers cette prise de position, Félix Tshisekedi entend réaffirmer l’équilibre entre l’autorité de l’État et le respect des droits fondamentaux, dans un contexte où les questions sociétales occupent une place croissante dans le débat public en République démocratique du Congo.
Joël Tshim’s







