Lors d’une séance du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la situation dans la région des Grands Lacs, l’ambassadeur de la République démocratique du Congo (RDC), Zénon Mukongo Ngay, a vivement contesté la justification sécuritaire avancée par le Rwanda concernant sa présence en RDC.
Dans une intervention au ton critique, le diplomate congolais a estimé que l’argument de Kigali ne pouvait être invoqué pour justifier une implication dans les enjeux sécuritaires congolais. Il a notamment mis en doute la capacité du Rwanda à se présenter comme acteur de stabilisation régionale, dans un pays aussi divers et complexe que la RDC.
Une déclaration qui marque la séance
Devant les membres du Conseil de sécurité, l’ambassadeur a lancé une formule particulièrement remarquée :
« Incapable de gérer deux de ses propres communautés, le Rwanda ne saurait prétendre protéger les quelque 450 tribus congolaises. »
Cette déclaration, prononcée sur un ton ironique, a immédiatement retenu l’attention des diplomates présents et illustré le durcissement du discours de Kinshasa sur la scène internationale.
Des tensions diplomatiques persistantes
Au-delà de cette intervention, la RDC accuse régulièrement le Rwanda d’ingérence dans l’Est du pays et de soutien présumé à des groupes armés actifs dans la région. Kinshasa évoque également des motivations économiques liées à l’exploitation des ressources minières de cette zone riche mais instable.
Le Rwanda rejette ces accusations et affirme que ses préoccupations sont strictement sécuritaires, liées à la protection de ses frontières face à la présence de groupes armés hostiles.
Appels à la désescalade
Ces échanges au Conseil de sécurité interviennent dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre les deux pays. La communauté internationale appelle régulièrement à la désescalade et à la reprise du dialogue afin de stabiliser durablement l’Est de la RDC, en proie à des violences armées récurrentes.
Joël Tshim’s







