Depuis plus de cinq mois, les enseignants du secteur public et conventionné, exerçant dans les zones occupées par les rebelles de l’AFC/M23, ne perçoivent plus leur salaire. Cette situation concerne les territoires de Rutshuru, Masisi, Nyiragongo ainsi que certaines écoles de la ville de Goma.
Dans une déclaration publiée le lundi 29 septembre 2025, Aimé Mukanda Mbusa, défenseur des droits humains et l’un des notables du territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, a alerté sur les conséquences de cette crise salariale et a appelé les autorités congolaises à prendre des mesures urgentes pour garantir la rémunération des enseignants, malgré les contraintes liées à l’insécurité.
Selon lui, le recours aux services de transfert mobile tels que M-pesa, Airtel Money ou Orange Money pourrait permettre de contourner les obstacles logistiques et sécuritaires. Il estime que cette solution, simple et fiable, pourrait contribuer à atténuer les tensions dans les zones concernées.
Parallèlement, les autorités de l’AFC/M23 ont instauré des frais scolaires dans les établissements sous leur contrôle, remettant en question la politique nationale de gratuité de l’enseignement de base. Cette mesure inquiète fortement les parents, déjà confrontés à une précarité croissante.
Depuis le début de l’année 2025, les troupes de l’AFC/M23 ont étendu leur présence dans plusieurs localités des provinces du Nord et du Sud-Kivu. Les populations locales, appuyées par des organisations de la société civile, dénoncent une dégradation continue des conditions de vie et appellent à une résolution rapide du conflit.
Aimé Mukanda Mbusa conclut que cette crise éducative reflète une urgence plus large : restaurer la paix et permettre aux citoyens de reprendre une vie normale.
Justin PM







