Le dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi sera organisé conformément à une ordonnance présidentielle qui en définira le cadre et les modalités. L’annonce a été faite vendredi 17 juillet par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, à l’issue d’un briefing de presse.
Le porte-parole du gouvernement a précisé que le chef de l’État conduira personnellement ce processus, en collaboration avec les confessions religieuses, afin de favoriser un large rassemblement des Congolais autour de la paix, de la cohésion nationale et de la défense de l’intégrité territoriale.
« Le Président de la République prendra, dans les prochains jours, une ordonnance qui fixera les termes et les modalités d’organisation de ce dialogue », a déclaré Patrick Muyaya, rappelant que cette initiative relève des prérogatives constitutionnelles du chef de l’État.
L’annonce intervient dans un contexte marqué par la poursuite de la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo et par un climat politique alimenté par les débats autour d’une éventuelle réforme de la Constitution. Les autorités rejettent les accusations de l’opposition, qui soupçonne le pouvoir de vouloir modifier la Loi fondamentale pour permettre un maintien de Félix Tshisekedi à la tête du pays.
Parallèlement, les efforts diplomatiques engagés dans le cadre des processus de Washington et de Doha n’ont pas encore permis de mettre fin aux violences dans les provinces de l’Est, où les affrontements se poursuivent.
Cette initiative fait suite à plusieurs consultations menées avec des dirigeants de la région, qui ont réaffirmé leur soutien aux efforts visant à préserver l’unité nationale et à favoriser un retour durable à la paix en RDC.
Joël Tshim’s







