À l’ouverture du IIIᵉ Sommet de l’Alliance des civilisations des Nations unies, le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a lancé ce jeudi à Luanda un appel en faveur du dialogue, de la coopération internationale et du renforcement de la culture de la paix comme réponse durable aux conflits qui secouent le monde.
S’exprimant devant les chefs d’État, les responsables d’organisations internationales et les représentants de la société civile réunis à Luanda, le chef de l’État congolais a insisté sur le fait qu’aucune nation ne peut aspirer à une prospérité durable dans un contexte marqué par la guerre et l’instabilité. Selon lui, la paix demeure le fondement indispensable du développement économique, social et humain.
Félix Tshisekedi a salué l’expérience de l’Angola, pays qui a su tourner la page de plusieurs décennies de conflit grâce à la réconciliation nationale. Il a souligné que ce parcours démontre qu’il est possible de transformer les blessures de la guerre en opportunités de développement, notamment par des investissements dans les infrastructures, l’éducation, la santé, l’énergie, l’agriculture et les services essentiels.
Le président congolais a rappelé que la paix ne peut être consolidée que par le dialogue, l’inclusion, la confiance mutuelle et le respect des droits fondamentaux. Il a également réaffirmé son attachement aux solutions pacifiques des différends et au règlement des crises par la diplomatie plutôt que par la force.
Abordant les défis auxquels fait face la communauté internationale, Félix Tshisekedi a plaidé pour une approche qui s’attaque aux causes profondes des conflits, notamment la pauvreté, les inégalités sociales et la fragilité des institutions. Il a estimé que la prévention des crises passe aussi par le renforcement de l’éducation, de la culture et du dialogue entre les générations.
Dans cette perspective, il a soutenu la mise en place d’un Programme mondial d’éducation et de culture pour la paix et la citoyenneté, porté par les États en partenariat avec l’Alliance des civilisations des Nations unies et l’UNESCO. Cette initiative vise à promouvoir la tolérance, la compréhension mutuelle et le vivre-ensemble.
Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité d’associer pleinement les jeunes, les femmes, les leaders religieux et l’ensemble des acteurs sociaux à la construction de la paix, estimant qu’ils doivent être considérés comme de véritables artisans de solutions plutôt que de simples bénéficiaires des politiques publiques.
Face à la montée des tensions internationales et à la militarisation des relations entre États, Félix Tshisekedi a réaffirmé son attachement au multilatéralisme, au respect du droit international et à la coopération entre les peuples. Il a appelé les gouvernements à privilégier la diplomatie afin de prévenir de nouveaux conflits.
Depuis Luanda, le président congolais a enfin lancé un message d’espoir à la communauté internationale, affirmant que les conflits peuvent être évités et que la paix demeure un objectif atteignable. Il a exhorté les participants au sommet à transformer leurs engagements en actions concrètes pour mettre fin aux violences qui continuent de provoquer souffrances et destructions dans plusieurs régions du monde, tout en réaffirmant la volonté de la RDC de contribuer à l’édification d’un monde plus sûr, plus juste et plus inclusif.
Loule Kitoko







