L’opposition politique congolaise franchit une nouvelle étape dans sa contestation du projet de révision constitutionnelle attribué au pouvoir en place. Plusieurs figures de l’opposition ont annoncé le dépôt, le 9 juin prochain, d’une plainte visant le président de la République, Félix Tshisekedi.
Selon ces opposants, le chef de l’État nourrirait l’ambition de modifier l’architecture institutionnelle du pays à travers ce qu’ils qualifient de « coup d’État constitutionnel ». Ils estiment que toute initiative susceptible de remettre en cause les principes fondamentaux consacrés par la Constitution doit être combattue par les voies légales et démocratiques.
Dans le cadre de cette mobilisation, les leaders de l’opposition prévoient également l’organisation d’un sit-in devant le Palais du Peuple afin de manifester leur désaccord avec toute tentative de révision de la Loi fondamentale qu’ils jugeraient contraire aux intérêts de la nation.
Prenant la parole devant ses partisans, l’opposant Martin Fayulu a réaffirmé la détermination de son camp à poursuivre le combat. « On ne va pas se fatiguer. On ira jusqu’au bout », a-t-il déclaré, promettant de maintenir la pression jusqu’à l’abandon du projet contesté.
Cette nouvelle initiative risque d’accentuer les tensions politiques autour du débat constitutionnel, alors que le sujet continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile en République démocratique du Congo.
Loule Kitoko







