Le gouvernement congolais durcit les mesures de prévention contre Ebola. Le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a signé un arrêté imposant une surveillance sanitaire obligatoire de 21 jours à tout le personnel de santé ainsi qu’aux personnes ayant participé aux opérations de riposte après leur départ d’une zone affectée par l’épidémie.
Cette décision s’inscrit dans le cadre des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Règlement sanitaire international. Elle vise à prévenir toute propagation du virus tout en garantissant la continuité des interventions sur le terrain.
L’arrêté établit trois niveaux de surveillance selon le degré d’exposition au virus. Les personnes considérées à haut risque seront soumises à un isolement strict et à une interdiction de déplacement. Celles classées à faible risque feront l’objet d’un suivi sanitaire actif accompagné de restrictions adaptées à leur situation.
Enfin, les personnes à risque minimal devront assurer une auto-surveillance quotidienne et signaler immédiatement l’apparition de tout symptôme suspect.
Les modalités pratiques de cette surveillance seront appliquées conformément aux procédures nationales de lutte contre Ebola.
Cette mesure intervient alors que la 17ᵉ épidémie d’Ebola continue de peser lourdement sur l’est de la République démocratique du Congo. Depuis sa déclaration en mai dernier, la maladie a causé plus de 900 décès, avec la province de l’Ituri qui reste l’épicentre de la crise sanitaire. Les autorités sanitaires espèrent ainsi renforcer le contrôle des chaînes de transmission et limiter les risques de propagation vers d’autres régions du pays.
Josue Lelo







