Le président du parti politique Alternative 2028, Ados Ndompasi, a affirmé que le report de la marche de la coalition Article 64 (C64) ne constitue ni une annulation ni un recul du mouvement, mais un « moratoire » destiné à laisser au président Félix Tshisekedi le temps de poser des actes concrets d’apaisement.
Selon lui, la coalition a pris cette décision « en toute responsabilité » afin de donner au chef de l’État, jusqu’au 15 août prochain, l’occasion de démontrer sa bonne foi et de clarifier ses intentions politiques.
Ados Ndompasi a rejeté les allégations selon lesquelles la C64 aurait obtenu des avantages en échange du report de la manifestation. « Nous n’avons pas été corrompus. La coalition Article 64 n’est pas à la solde de Félix Tshisekedi. Nous poursuivrons notre combat », a-t-il insisté.
Le dirigeant d’Alternative 2028 a rappelé que la coalition attend du président de la République plusieurs mesures concrètes. Parmi les principales revendications figurent l’abandon définitif du projet de changement de la Constitution, le retrait du projet de loi relatif au référendum, la libération de tous les prisonniers politiques ainsi que le retour des exilés politiques.
Pour Ados Ndompasi, ces décisions constitueraient de véritables signaux de décrispation politique et témoigneraient de la volonté du chef de l’État de privilégier le dialogue.
Il a également souligné que la suspension de la marche s’inscrit dans le cadre de la médiation conduite par la CENCO et l’ECC, exprimant l’espoir que Félix Tshisekedi honorera la confiance placée en lui par les responsables religieux. « Nous espérons qu’il se comportera cette fois-ci en homme d’État », a-t-il déclaré.
Tout en suspendant temporairement sa mobilisation, la coalition Article 64 prévient qu’elle reste vigilante et qu’elle attend désormais des actes concrets de la part du pouvoir avant l’expiration du moratoire fixé au 15 août.
Loule Kitoko







