En pleine montée des discussions autour d’un éventuel changement ou d’une révision de la Constitution en République démocratique du Congo, Nicolas Diahoya Mboso est sorti de son silence pour clarifier la position de son parti, la Convention pour la République et la Démocratie, formation politique proche de Christophe Mboso N’Kodia Pwanga.
Dans un entretien accordé à la presse, le président intérimaire de la CRD estime que le débat sur la révision constitutionnelle ne devrait plus susciter de controverse, soutenant que celle-ci est prévue par la loi fondamentale elle-même.
« La révision est constitutionnelle, le débat sur cet aspect est donc clos », a déclaré Nicolas Diahoya Mboso, avant d’aborder la question plus sensible du changement de la Constitution.
Selon lui, le président de la République, Félix Tshisekedi, fait preuve de transparence et d’ouverture démocratique en laissant le peuple congolais se prononcer librement sur cette question.
« Le chef de l’État a soumis cette question au peuple de manière transparente afin que celui-ci décide », a-t-il affirmé.
Le responsable politique a également salué la gouvernance de Félix Tshisekedi depuis son accession au pouvoir, notamment ses efforts pour restaurer la paix et la stabilité dans l’Est du pays, en proie à l’insécurité persistante.
Pour Nicolas Diahoya Mboso, le président congolais demeure « le seul chef de l’État à avoir travaillé avec la Constitution héritée de son prédécesseur sans chercher à la modifier malgré plusieurs contraintes politiques ».
Poursuivant son argumentaire, il estime qu’une nouvelle Constitution serait aujourd’hui une nécessité pour répondre aux réalités congolaises.
D’après lui, la loi fondamentale actuellement en vigueur porterait encore les marques des accords issus des anciennes rébellions et des négociations politiques passées, ce qui compliquerait sa compréhension et son appropriation par la population.
« Il faut une Constitution écrite par les Congolais et adaptée à nos réalités traditionnelles », a soutenu le président ai de la CRD.
Au cours de cet échange, Nicolas Diahoya Mboso a également dressé un portrait élogieux du président Tshisekedi, qu’il considère comme « une bénédiction pour la République démocratique du Congo », saluant sa posture qu’il juge patriotique et rassembleuse.
Ce débat autour d’un éventuel changement de la Constitution continue toutefois de diviser la classe politique congolaise, entre partisans d’une réforme institutionnelle et opposants qui redoutent une modification susceptible de fragiliser l’équilibre démocratique du pays.







