Les équipes engagées dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola dans la province de Ituri ont franchi une nouvelle étape ce mercredi 20 mai avec le déploiement de tentes d’isolement de 72 m² à l’hôpital général de référence de Bunia. Cette intervention vise à accroître rapidement les capacités de prise en charge des cas suspects et à limiter les risques de contamination au sein des structures sanitaires.
Selon les autorités sanitaires et les partenaires de la riposte, ces nouvelles installations permettront d’améliorer l’isolement des patients présentant des symptômes compatibles avec le virus Ebola, tout en renforçant les dispositifs de prévention et de contrôle des infections. Les tentes serviront notamment à séparer les cas suspects du reste des patients hospitalisés afin d’éviter toute propagation dans les services médicaux.
Cette mesure intervient alors que la pression augmente sur les infrastructures sanitaires de Bunia et des zones voisines. Plusieurs cas suspects ont déjà été signalés dans les zones de santé de Bunia, Mongbwalu et Rwampara, considérées comme parmi les foyers actifs de l’épidémie. Les équipes médicales font face à un manque d’équipements spécialisés et à une capacité limitée d’accueil des patients.
D’après des informations relayées par les médias locaux, plusieurs tonnes de matériels médicaux incluant des tentes, des lits d’hospitalisation, des matelas et des équipements de protection ont récemment été acheminées à Bunia afin de soutenir la riposte. Plus de quarante experts et agents de santé ont également été déployés dans les zones affectées.
L’épidémie actuelle est liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, une variante rare pour laquelle aucun vaccin homologué n’est encore disponible. L’Organisation mondiale de la santé et plusieurs partenaires internationaux ont intensifié leur soutien à la RDC face à cette flambée qui inquiète les autorités sanitaires régionales.
À Bunia, les autorités sanitaires appellent la population à respecter strictement les mesures barrières : lavage régulier des mains, signalement rapide des cas suspects, limitation des contacts avec les personnes malades et collaboration avec les équipes de surveillance épidémiologique.
Malgré la mobilisation en cours, les responsables de la riposte craignent une propagation accrue de la maladie dans les zones minières et les localités à forte mobilité de population.
Rose M.







