Le ministre délégué aux Anciens combattants, Éliezer Ntambwe Mposhi, enregistre un appui politique de taille dans sa mission de pacification du Grand Bandundu. Les députés nationaux du caucus de Maï-Ndombe lui ont officiellement apporté leur soutien, à l’issue d’une audience tenue lundi 4 mai dans son cabinet de travail à Kinshasa.
Cette marque de confiance intervient alors que le ministre conduit, sous l’impulsion du président Félix-Antoine Tshisekedi, une mission délicate visant à restaurer la paix dans cette région en proie depuis plusieurs années aux violences liées au phénomène Mobondo.
Au cours des échanges, les élus ont été informés des avancées enregistrées sur le terrain, notamment dans la traque des ex-miliciens. Ils ont salué une approche jugée efficace et non violente. « Il a fait un travail important. C’est un phénomène qui a causé plus de 2 000 morts, des déplacements massifs et d’importants dégâts matériels », a souligné Séverin Bamani, président du caucus.
Les députés ont particulièrement insisté sur la méthode adoptée par Éliezer Ntambwe, qu’ils décrivent comme pragmatique et courageuse. Selon eux, le ministre est parvenu à obtenir des résultats sans recours à la force armée, notamment dans des zones réputées difficiles d’accès comme Etumba na Ngbaka, au cœur de la forêt de Maï-Ndombe.
« Sans tirer une seule balle, il a trouvé une solution là où plusieurs tentatives avaient échoué », a ajouté Séverin Bamani, saluant une démarche qui tranche avec les approches antérieures.
De son côté, Éliezer Ntambwe a réaffirmé sa détermination à poursuivre cette mission « d’intérêt national », sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa. Il a insisté sur la nécessité d’unir les efforts pour parvenir à une paix durable dans le Grand Bandundu.
Cette convergence de vues entre le gouvernement et les élus de Maï-Ndombe renforce la dynamique engagée autour de la pacification de cette partie du pays. Les deux parties se sont engagées à maintenir un cadre de collaboration étroit afin de consolider les acquis et répondre efficacement aux défis sécuritaires persistants.
Caroline kaja







