Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a exprimé, ce mardi 5 mai, son soutien aux sanctions imposées par les États-Unis contre l’ancien chef de l’État Joseph Kabila, accusé de liens avec la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), active dans l’est de la République démocratique du Congo.
S’exprimant en séance plénière au Palais du peuple à Kinshasa, le président de la Chambre haute a salué des mesures qu’il considère comme un tournant dans la reconnaissance internationale des responsabilités présumées dans la déstabilisation sécuritaire des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Les sanctions américaines prévoient notamment le gel des avoirs de Joseph Kabila sur le territoire américain ainsi que l’interdiction de toute transaction avec des personnes ou entités relevant de la juridiction des États-Unis. Pour Sama Lukonde, ces dispositions s’inscrivent dans une dynamique plus large de pression internationale, en complément d’autres initiatives portées au sein du Conseil de sécurité des Nations unies et du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, notamment à travers la résolution 2773.
Dans son intervention, le président du Sénat a également attribué ces avancées diplomatiques à la posture du chef de l’État, Félix Tshisekedi, saluant la constance des autorités congolaises dans la dénonciation des ingérences extérieures. Il a réaffirmé les accusations portées par Kinshasa contre le Rwanda et ses présumés relais, ainsi que contre l’ancien président Kabila, dans l’alimentation de l’instabilité sécuritaire dans l’est du pays.
« Les faits finissent par donner raison à la position défendue par les institutions congolaises », a-t-il déclaré, estimant que ces sanctions renforcent la crédibilité du discours officiel sur la souveraineté nationale et la lutte contre les groupes armés.
Mathieu Kayemba
Sanctions contre Joseph Kabila : Sama Lukonde s’aligne sur la position américaine







