Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) Diaspora est monté au créneau pour dénoncer les sanctions imposées par l’Office of Foreign Assets Control contre l’ancien président congolais Joseph Kabila.
Dans une déclaration rendue publique, cette structure du parti rejette catégoriquement ces mesures, qu’elle qualifie d’initiative politique dénuée de fondement judiciaire.
Le PPRD Diaspora insiste notamment sur le fait que l’OFAC ne constitue pas une juridiction compétente pour établir une culpabilité pénale.
« Une sanction administrative étrangère ne peut être assimilée à une preuve judiciaire ni à une condamnation », soutient le communiqué, qui dénonce toute tentative de transformer cette procédure en instrument de condamnation politique.
Le mouvement affirme également qu’aucun élément public et contradictoire n’aurait, à ce jour, démontré une implication de Joseph Kabila dans une quelconque entreprise armée contre la République démocratique du Congo.
Dans son argumentaire, le PPRD Diaspora pointe ce qu’il considère comme une contradiction dans l’attitude de États-Unis.
Il évoque notamment les discussions internationales impliquant l’Alliance Fleuve Congo/M23 dans différents cadres diplomatiques, tout en dénonçant des sanctions prises sur la base de ce qu’il qualifie de « simples allégations » visant l’ancien chef de l’État.
Le communiqué va plus loin en qualifiant ces sanctions de « tentative d’assassinat politique », estimant qu’elles viseraient à isoler et discréditer une figure majeure de la scène politique congolaise.
Le PPRD Diaspora appelle par ailleurs à une relecture plus large de l’alternance politique de 2019, estimant que toute remise en question devrait intégrer une analyse complète des responsabilités et des bénéficiaires réels du processus électoral de 2018.
Enfin, la structure met en garde contre toute personnalisation excessive de la crise congolaise autour de Joseph Kabila, estimant que les défis sécuritaires, économiques et institutionnels du pays exigent plutôt un dialogue inclusif, une justice indépendante et le strict respect de la Constitution.
Cette réaction intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par de vifs débats autour de l’impact et de la portée des sanctions américaines visant l’ancien président congolais.







