L’ancien vice-président du Sénat, Moïse Nyarugabo, a vivement critiqué la posture des États-Unis dans la gestion de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Réagissant aux récentes sanctions visant l’ancien président Joseph Kabila, Moïse Nyarugabo estime que Washington affiche une position déséquilibrée dans le traitement du conflit opposant Kinshasa à l’AFC/M23.
Selon lui, les États-Unis, qui jouent un rôle de médiation entre le gouvernement congolais et la rébellion, ne sanctionnent qu’une seule partie au conflit. Il souligne que l’AFC/M23 a été ciblé par des mesures restrictives, tout comme Joseph Kabila en raison de sa supposée proximité avec cette plateforme, alors qu’aucune sanction, affirme-t-il, n’a été prise contre les autorités de Kinshasa.
« Les Américains sont les médiateurs entre Kinshasa et la M23. Ils n’ont fait que sanctionner une seule partie », a-t-il déclaré, estimant que cette attitude traduit une prise de position claire de la part de Washington.
Moïse Nyarugabo pointe notamment du doigt la Maison Blanche ainsi que certains acteurs impliqués dans le dossier diplomatique, qu’il accuse d’accorder un “chèque en blanc” au pouvoir en place.
Pour l’ancien sénateur, une telle approche ne peut favoriser une sortie durable de crise. Il soutient que des sanctions ciblant exclusivement un seul camp risquent d’accentuer les tensions au lieu de favoriser un règlement équilibré du conflit.
« Des sanctions contre une seule partie ne peuvent pas apporter la paix et ne peuvent pas régler la crise », a-t-il conclu.
Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques et militaires autour du conflit dans l’Est du pays, alors que les initiatives internationales de médiation peinent encore à produire des avancées concrètes vers une désescalade.







