La question d’une éventuelle modification de la Constitution continue de susciter des tensions dans le paysage politique congolais. Réagissant aux propos d’Augustin Kabuya, président intérimaire de l’UDPS (parti présidentiel), qui a évoqué l’intention de réviser la Loi fondamentale, Prince Epenge, membre du présidium de la coalition Lamuka, tire la sonnette d’alarme sur les risques que pourrait engendrer une telle initiative.
Dans une déclaration publiée ce lundi 9 mars, l’opposant a mis en garde contre les conséquences potentielles d’une révision constitutionnelle dans un contexte déjà fragile. Selon lui, persister dans cette démarche pourrait non seulement exacerber les tensions politiques, mais aussi légitimer certaines dynamiques conflictuelles dans différentes régions de la République démocratique du Congo.
Prince Epenge, également président de l’ADDCongo, estime que ce projet pourrait paradoxalement renforcer la position de certains acteurs rebelles. « Si l’UDPS persévère dans la voie de changer la Constitution, elle risque non seulement de légitimer la guerre, mais aussi de faire de Nanga un héros national », a-t-il déclaré. Selon lui, cette orientation pourrait être interprétée comme une justification supplémentaire pour ceux qui contestent le pouvoir en place.
Le cadre de Lamuka redoute que ce débat institutionnel ne nourrisse davantage les tensions internes et ne conduise à une crise politique majeure. Il appelle à prioriser la cohésion nationale et la gestion des défis sécuritaires qui touchent déjà le pays.
Dans ce contexte, Prince Epenge exhorte la population à se mobiliser contre toute initiative visant à modifier la Constitution. « L’UDPS risque de conduire le pays vers une guerre civile. Il est temps que le peuple se lève pour dire stop », a-t-il insisté.
Ces déclarations interviennent alors que le débat sur la réforme constitutionnelle reste au cœur des discussions politiques en République démocratique du Congo, opposant partisans d’une révision et acteurs craignant une déstabilisation institutionnelle.
Mathieu Kayemba







