Sud-Kivu : un centre de santé pris pour cible par des hommes armés à Fizi

Des hommes armés non identifiés, vêtus d’uniformes militaires, ont fait irruption dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 janvier 2026 au centre de santé Abeka, situé à proximité du village de Swima, dans la zone de santé de Nundu, secteur de Tanganyika, territoire de Fizi, en province du Sud-Kivu.

Selon la société civile locale, l’attaque est survenue aux environs de 23h11. Les assaillants ont forcé les portes de cette structure sanitaire conventionnée par la C.E.A.CO avant de se diriger vers le service de pédiatrie. Sur place, ils ont procédé au pillage des biens appartenant aux patients et à leurs garde-malades, plongeant l’établissement dans une vive psychose. Aucune infirmière ne se trouvait dans la salle de pédiatrie au moment des faits.

Après leur forfait, ces hommes en uniforme ont pris la fuite vers une destination inconnue, empruntant la brousse en direction des escarpements d’A’ÙBA et de Makyaka, a précisé M. Prince W. Ndambwe, président de la société civile Forces vives, cellule de Bakechi/Swima.

La société civile condamne fermement cet acte qu’elle qualifie de pillage systématique. Elle rappelle que les structures sanitaires sont des espaces humanitaires protégés, destinés à la prise en charge des patients sans discrimination. Elle souligne également que les attaques contre les hôpitaux et centres de santé constituent de graves violations des droits humains et de la protection de l’enfance, conformément à la résolution 1612 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Tout en rappelant que cette entité est sous le contrôle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des Wazalendo, la société civile de Bakechi/Swima appelle les autorités militaires et politico-administratives à s’impliquer activement dans l’identification et la poursuite judiciaire des auteurs de cet acte criminel.

De leur côté, les responsables et le personnel du centre de santé Abeka expriment leur profonde inquiétude face à l’insécurité persistante dans la zone. Ils plaident pour un renforcement urgent des mesures de sécurité autour des structures sanitaires, afin de garantir la protection des malades, des accompagnants et du personnel soignant.

Kanoba Obadias

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