Les autorités de Kinshasa passent à l’action contre l’occupation anarchique de l’espace public. Le gouverneur de la ville, Daniel Bumba Lubaki, a fixé un ultimatum de sept jours aux propriétaires de garages informels et de véhicules abandonnés sur les artères de la capitale pour qu’ils procèdent à leur enlèvement volontaire. Passé ce délai, une vaste opération de démolition sera lancée pour libérer ces installations jugées illégales.
L’annonce a été faite lundi 9 mars lors d’une rencontre entre le gouverneur et les agents déployés dans près de soixante carrefours stratégiques, dans le cadre du contrôle technique routier. Les autorités insistent sur le fait que l’opération sera menée « avec fermeté et sans complaisance » contre ceux qui continuent d’occuper l’espace public irrégulièrement.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’un communiqué publié le 8 mars par la Régie des fourrières et de contrôle technique des véhicules de Kinshasa, annonçant le renforcement des contrôles techniques. Les véhicules non conformes seront immobilisés, conduits en fourrière et, en cas d’irrégularité persistante, détruits.
Les contrôles porteront sur des éléments essentiels à la sécurité routière, notamment le système d’éclairage et de signalisation, les rétroviseurs, l’avertisseur sonore, les essuie-glaces, le pare-brise, les pneumatiques et les émissions polluantes.
Selon le gouverneur, cette opération vise à améliorer la sécurité sur les routes de Kinshasa tout en libérant les espaces publics occupés illégalement par des véhicules hors d’usage et des garages improvisés.
Elle s’inscrit également dans le cadre de l’application de l’arrêté ministériel du 12 novembre 2025 relatif au contrôle technique des véhicules en République démocratique du Congo. Les conducteurs et propriétaires d’engins motorisés sont ainsi invités à se conformer aux exigences réglementaires pour éviter immobilisation, mise en fourrière ou destruction de leurs véhicules.
Mathieu Kayemba






