Le nombre de numéros matricules enregistrés à la Fonction publique en République démocratique du Congo a connu une hausse significative ces quatre dernières années. De 2021 à ce jour, les statistiques officielles indiquent une progression de 1.400.000 à 1.800.000 numéros matricules, soit une augmentation de 400.000 nouveaux agents mécanisés, à raison d’environ 100.000 par an.
Cette évolution traduit l’intensification du processus de mécanisation au sein de l’administration publique congolaise, engagé dans le cadre des réformes visant à moderniser la gestion des ressources humaines de l’État.
L’augmentation de ces numéros matricules reflète notamment l’intégration progressive de nouveaux agents dans le fichier de paie de l’État, une démarche présentée par les autorités comme une réponse à la régularisation administrative de nombreux fonctionnaires restés pendant plusieurs années sans prise en charge salariale effective.
Cependant, cette progression rapide suscite également des interrogations sur la maîtrise des effectifs au sein de l’administration publique ainsi que sur l’impact budgétaire d’une telle expansion.
Pour plusieurs observateurs, cette hausse appelle à un contrôle rigoureux afin de garantir la transparence dans l’attribution des matricules, d’éviter d’éventuelles irrégularités et de s’assurer que ces mécanisations correspondent à de véritables besoins de l’administration.
La question de la soutenabilité de la masse salariale de l’État se pose également, dans un contexte où les réformes de la Fonction publique visent à concilier amélioration des conditions des agents et rationalisation des dépenses publiques.
Cette progression intervient alors que le gouvernement poursuit son chantier de réforme administrative, avec pour ambition d’assainir davantage le fichier des agents publics et de renforcer l’efficacité de l’administration congolaise.
Source: ces chiffres sont révélés par Netic-News.
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